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Petite anecdote de passage
Bonjour,
J’ignore si le récit que je m’apprête à écrire içi entre dans la catégorie des histoires personnelles de pieds, c’est pourquoi je choisis de le présenter comme une anecdote ^^’ mais anecdote qui a le mérite de m’apparaitre comme assez marquant pour en faire une description.
C’étais il y a 6 ans en arrière, donc en 2020, en pleine période post-confinement au sortir des mesures relative à la pandémie du Covid, je revenais d’une promenade nocturne en solitaire comme je les affectionne et je marchais en direction de chez moi.
Sur le chemin, je croisais la route d’une femme, plus âgée que moi de deux ou trois décennies à vue d’oeil, qui était assise sur un banc public, probablement pour prendre un peu d’air, nous étions en plein été d’un mois de juillet de mémoire.
Elle avait les pieds nus, à découvert, et c’est une image que j’observais (que j’observe toujours) comme rare dans ma vie car la plupart du temps, les personnes sont chaussés, à fortiori dans la vie extérieure.
Cette image, outrageusement ordinaire et en réalité extraordinairement futile, j’en conviens, avait pourtant suscité en moi une attraction visuelle que je ne me figurait pas…
Pendant l’espace d’un instant qui dura 5-10 secondes, alors que je marchais toujours vers ma destination, j’avais eu le privilège de regarder ces beautés fouler le sol, donner de la couleur à l’espace dans la pénombre, voir ses contours lumineux dessinés, transpercés l’obscurité de ce tableau tout ce qu’il y a d’ordinaire, d’une banalité insolente, mais qui ne m’a jamais été donné de voir dans cette configuration, à l’abri du regard perçant des gens du commun.
Je ressentais un plaisir coupable, non moins vibrant pour autant.
Elle avait des pieds égyptiens magnifiques, la forme ayant acquis mon coeur, et la maturité qu’ils affichaient a généré un sentiment paradoxal en moi, un certain respect, mais aussi une forme de rebellion, me sommant de ne pas manquer cette occasion que l’existence faite de hasard m’offrait, pour mon plaisir secret, par loyauté envers mes désirs inavouables.
Je ne vous cache pas qu’après ce moment, dans la poursuite de ma route, j’étais grandement excité…les fondations que je m’étais érigé pour ne jamais avoir à céder aux caprices de mes pulsions s’étaient effondrées à ce moment là ^^’
J’en garde un souvenir, cette femme, fort charmante, sans le savoir, m’avait offert un précieux cadeau de passage…
Voilà, c’étais une petite anecdote, en espérant ne pas avoir été barbant ou offensant.
Au plaisir pour d’autres prochaines anecdotes.
Humblement votre,
Moka.
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